Diaporama Seattle-Oregon

dimanche 6 mai 2012

6 mai ; Arcata – Myers Flat ; 124 km


Élection présidentielle française et arbres géants ....


Nous quittons nos amis ce matin. Il fait de nouveau très beau et le vent nous est très favorable. On avance très vite sur la 101 qui est ici devenu la free way. C’est une quatre voies et on roule sur la bande d’arrêt d’urgence…surprenant mais c’est ainsi c’est assez confortable. Au bout d’une dizaine de km on quitte la free way pour emprunter une route que l’on qualifierait chez nous de « départementale » pour rejoindre la ville d’Euréka où nous faisons un stop dans un bistrot.


 Il est 10H30 et dans une ½ heure les résultats de l’élection présidentielle vont tomber…on connaît maintenant le résultat c’est bye bye Sarko à défaut de welcome Hollande….

Après un bon breakfast durant lequel on suit sur le net les résultats on reprend la route toujours poussé par un bon vent de Nord. On traverse une zone rurale assez plate ; beaucoup de petites fermes…on a l’impression d’être dans la campagne traditionnelle de la France. Après la petite ville de Ferndale la petite route commence à serpenter à travers des petites collines d’où l’on domine une rivière.




Ce sont des petites séries de côtes un peu raides que nous gravissons. Nous rejoignons deux cyclorandonneurs américains, l’un est de Chicago, l’autre de San Francisco. Puis nous rejoignons la route des Géants ; de nouveau c’est un superbe spectacle.





On roule sous ces immenses arbres, véritable splendeur…c’est un vrai régal même si sur la fin les km se font sentir on dépasse encore aujourd’hui les 120 km.

















On atterrit dans une petite bourgade : Myers Flat (200 hab.) mais il y a un camping sans eau chaude, une superette et un saloon dans la pure tradition western …







 Ce soir c’est soupe vermicelle, spaghetti, bananes ….on est dans une région très sauvage, les villages sont très petits…et demain ce sera la même chose avant de reprendre la route le long de la côte pacifique.

samedi 5 mai 2012

5 mai ; Crescent City-Arcata; 126 km

Dans les forêts de séquoias…et un accueil dans une famille californienne





Pas un nuage, un vent plutôt faible pour entamer d’abord l’ascension d’une belle rampe à 6/7% qui va nous emmener au bout d’environ 4 km à un peu plus de 400 m au-dessus de l’océan. Et c’est sous les magnifiques séquoias que nous terminons la montée de ce col…la route s’appelle la « redwoods ». Ces arbres géants qui atteignent près de 90 m sont absolument superbes. Une circonférence immense, un fût rectiligne qui se dresse vers le ciel…ces arbres multimillénaires sont sublimes. Rouler à vélo sous ces géants est un spectacle dont on ne se lasse pas on en oublie la pente pourtant assez rude avec nos vélos bien chargés.
Dans la descente et lorsque l’on sort de la forêt la route surplombe la mer. De gros rouleaux viennent de la haute mer se ruer vers la plage. 




 Des surfeurs dans cette eau qui doit être bien froide essayent de remonter ces hautes vagues….
Le vent est monté en puissance, il tourbillonne un peu. Le fond de l’air est frais on a bien du mal à enlever la polaire malgré le soleil qui brille bien fort.
Dans l’après midi une belle montée nous rappelle à la dureté de la loi du pédalage. Dominique est loin devant moi…je ne m’amuse pas à le suivre…nous montons chacun à notre rythme. 
 



En haut de cette longue côte une voiture est arrêtée à mon approche les gens en descendent et m’interpellent : « Vous êtes les cyclistes français ? » je m’arrête et nous commençons à parler ensemble. Je ne comprends pas très bien quand ils me disent : « C’est Jean Michel qui nous envoyé un mel ce matin pour nous dire que vous étiez sur la route ». « Vous écrivez un blog et il a vu que vous étiez dans la région de Crescent City » Je commence à comprendre un peu mieux mais je ne vois pas qui est ce Jean Michel …et puis bien sûr le tilt il s’agit de Jean Michel HIVERT que je connais depuis bien longtemps et avec qui j’ai souvent fait le trajet en TGV Nantes Angers pour aller au boulot. C’est lui qui connaissant des amis américains les a informés de notre passage…ils se sont mis au bord de la route au cas où et vu la rareté des cyclistes en cette période (l’été les choses auraient été différentes) ils nous ont trouvé ! C’est Bob et Faye qui nous invitent. Ils habitent à Arcata c’est quasiment la ville que nous avions l’intention d’atteindre ce soir. Ils me demandent si nous acceptons leur invitation. Comment refuser devant une telle hospitalité …ils me laissent leur adresse à Arcata en m’indiquant le chemin à suivre et c’est en fin d’après midi que nous sonnons à leur maison…. Bob est négociant en vin et joueur de violon et de mandoline, Faye est psychologue et peintre…c’est vraiment avec beaucoup d’attention que ce couple de californien nous fait l’honneur de nous accueillir chez eux. 
 
Ils nous expliquent que c’est par un réseau de voyageurs qu’ils ont connu Jean Michel et Maryse qui les ont accueillis à Orvault. Ils connaissent bien la France et Bob en fin connaisseur des vins connaît bien les crus français…En tous les cas merci à Jean Michel de nous avoir mis en relation avec ce couple si accueillant et surtout avec cette grande surprise de s’entendre dire au sommet d’une côte « Are you french cyclists ? »


vendredi 4 mai 2012

4 mai ; Gold Beach-Crescent City; 94km

Au revoir l'Oregon ; bonjour la Californie



Enfin le soleil est de retour… ce matin ce n’était pas gagné car au départ un crachin commence à tomber. 3 à 4 km après Gold Beach une belle côte s’annonce en guise de petit déjeuner. L’humidité est envahissante, les camions et autres gros véhicules nous balancent de belles giclées. Et puis au fur et à mesure de cette ascension les nuages commencent à se disperser, des coins de ciel bleu apparaissent. La mer parait plus belle.



Les belles vagues blanches viennent finir leurs courses contre les rochers. Le soleil apparait, il nous réchauffe et nous sèche. Rouler le long de cette côte ouest du Pacifique est un vrai régal. La route surplombe la mer. Au loin on voit quelques bateaux de pêche. On commence à enlever nos vêtements de pluie et s’il ne fait pas très chaud on se sent déjà beaucoup mieux. La mer à droite, les montagnes et ses sapins à gauche. La route est assez rude mais le paysage est superbe à vélo on a tout notre temps pour regarder à droite ou à gauche sauf quand même dans les descentes où l’on dépasse les 50 Km/h…et avec les énormes camions qui parfois nous doublent attention aux effets de l’air déplacé par ces engins.



Vers midi nous atteignons la ville de Brookings où nous prenons un breakfast, ce matin on a juste pris du café et mangé un peu de pain. Je commençais à sentir la fringale après pratiquement 50 km. Une bonne omelette dans un petit café bien sympa nous remet sur pied. Pendant que nous déjeunions le vent s’est levé il souffle du Nord super pour nous ! Les quarante ou cinquante km qu’il nous reste à parcourir vont se faire à plus de 25 km/h de moyenne cela avance tout seul. On est entré en Californie.


Surprise pour moi il y a un poste « frontière » à la limite des deux États, contrôle tout à fait symbolique pour nous…des panneaux routiers annoncent les amendes pour non respect des règles par exemple 1.000 $ pour jeter des ordures…du coup les bas côtés des routes sont propres ! Quant aux vitesses limites des véhicules tout le monde les respecte, je ne sais pas quel est le montant des amendes mais je crois savoir que cela doit être salé…
Nous voici donc arrivés à Crescent City petite ville côtière du Nord de la Californie…camping tranquille toujours occupé par les énormes campings cars ou caravanes… le patron nous avertit que cette nuit de fortes rafales de vent sont annoncées et nous demande de bien planter nos tentes…
   

jeudi 3 mai 2012

3 mai ; Bandon-Gold Beach; 91km

Pluie et brumes...




De l’humidité en permanence. Une grosse dépression borde le Pacifique. Elle est passée cette nuit et continue ce matin les prévisions météo nous laissent entrevoir qu’à partir de onze heures la pluie s’atténuera.
 
On part donc un peu plus tardivement effectivement il pleut moins, mais cela reste relatif. C’est sous un temps, une atmosphère et des paysages côtiers très bretons que nous entamons cette troisième journée qui doit nous emmener à Gold Beach. Nous longeons la côte très sauvage, inhospitalière.

Par moment on croit apercevoir le soleil derrière la brume mais le plus souvent un fin crachin renforcé par le vent vient nous rappeler à la dure réalité ! il pleut et il pleuvra toute cette journée. Pourtant le long de cette côte le paysage est très beau. Les vagues viennent se briser sur les rochers. Le long de quelques vastes plages les rouleaux viennent terminer leur course sur un sable un peu sombre. Quelques surfeurs s’exercent à leur sport favori.
 
Durant toute cette journée les villes sont peu nombreuses. Il y a peu d’habitants à vivre ici. Quelques maisons de vacances ou parfois des lieux dits où on aperçoit quelques bâtiments un peu délabrés. On a l’impression que dans le long de cette côte de l’Oregon, il y a peu d’activités, quelques petits ports et un peu de tourisme l’été. On voit peu de jeunes. La circulation sur la 101 n’est pas très importante. Malgré tout les énormes camions qui nous doublent de temps à autres nous envoient des trombes d’eau.











Vers 13H00, on s’arrête dans un fish and chips où nous rencontrons deux cyclorandonneurs. Américains retraités ils s’en vont à San Diego à la frontière mexicaine.



Ce sont des habitués de longs périples à vélo. L’un d’entre eux est parti de San Francisco vers le Nord et a traversé le Canada d’Est en Ouest. L’autre a traversé les USA d’Ouest en Est…
Nous reprenons la route toujours bien humide, malgré les protections je sens l’humidité me pénétrer de partout, sous les impers la transpiration est importante et dès qu’on s’arrête un peu il fait froid …donc il vaut mieux ne pas s’arrêter !



La route est un peu moins dure qu’hier mais on a toujours de belles pentes à grimper. Ce n’est jamais trop long mais il faut quand même tirer sur le guidon. En fin d’après midi nous atteignons Gold Beach, petit port dont la rivière est l’une des plus riches en saumons…Le saumon est la principale activité de pêche en Oregon..
Ce soir on se prend encore un motel…on est tout trempé…le beau temps devrait arriver samedi ou dimanche …à voir car demain en principe ce n’est pas meilleur…

mercredi 2 mai 2012

2 Mai ; Florence-Bandon ; 131 km

Une grosse journée


Une nuit bien fraîche sous la tente. Ce matin le soleil essaie de se faire une place mais cela n’est pas suffisant pour sécher la toile de tente, il a plu par intermittence durant la nuit.


Après le café nous partons en direction de North Bend. Petite ville d’environ 5.000 habitants située sur la côte. La route serpente dans les terres entre collines où poussent les sapins et les dunes très hautes qui bordent l’océan Pacifique.





Il est difficile d’apercevoir la mer. La forêt est très dense, peu de chemins sont tracés. Malgré le temps humide et froid nous filons assez vite sur la route dans un environnement où les habitations sont plutôt rares. De nombreux lacs bordent la route. C’est un beau paysage très verdoyant. La nature est reine.



Vers midi nous atteignons North Bend. Avant de traverser cette ville, nous devons franchir un pont en acier qui franchit une petite étendue maritime car North Bend est situé dans une baie ; la Coos Bay et de nombreux bras de mer s’insèrent loin dans les terres.








Comme hier avec le tunnel, nous activons un bouton-poussoir qui déclenche un signal sur un panneau lumineux indiquant que des cyclistes traversent ce pont dont la chaussée est étroite et qui impose aux automobilistes de réduire leur vitesse en dessous de 40 miles (65 km/h) voilà une idée à reprendre pour le franchissement du pont de St Nazaire par exemple. Je vois d’ici le tollé des automobilistes…quoique si on leur dit que cela vient des USA où la voiture est reine…
Nous faisons un stop à North Bend puis nous reprenons le chemin vers Bandon. La route (Bike route) quitte la 101 (route de la côte) pour cheminer dans les terres.
 
C’est joli mais ce ne sont que des successions de rudes montées avec quelques belles descentes. En plus on se trompe d’itinéraire ce qui nous amène à faire une dizaine de km en plus…le temps commence à être menaçant, des gouttes d’eau commence à tomber, le vent un peu favorable jusqu’à maintenant commence à tourner cela devient plus difficile.
Finalement nous arrivons à Bandon en fin d’après midi. La pluie commence à bien tomber. On se trouve un motel vu l’humidité ambiante. Les perspectives météos de demain ne sont pas très réjouissantes. Au menu pluie et vent mais il devrait souffler du Nord ou Nord Ouest et nous être plutôt favorable…

mardi 1 mai 2012

1er Mai; Eugene-Florence ; 100 km

Entre soleil, vent et pluie…

Hier soir nous sommes arrivés par le train à Eugene qui avec 154 000 habitants est la deuxième ville la plus peuplée de l'État de l’Oregon. Le train ici n’est pas le TGV…à la gare il faut enregistrer ses bagages et un contrôle de chaque passager a lieu avant d’accéder au quai…heureusement on n’est pas des centaines à prendre le train. Il y a un fourgon pour les bagages et dans ce fourgon sont installés des crochets permettant de transporter son vélo. Si le voyage est long pour effectuer les 500 Km qui séparent Seattle d’Eugene on a la WIFI (gratuit) ce qui m’a permis de construire tranquillement ce blog…
À Eugene nous sommes dans sorte d’auberge de jeunesse très new age…cela fait penser à l’ambiance hippies et peace and love de la fin des années soixante…
Ce matin le temps est un peu frisquet, nuageux…et la journée va être une succession d’averses, d’éclaircies avec un vent qui va forcir et être plutôt de ¾ face …La sortie de la ville se fait par une belle piste cyclable d’environ une dizaine de km qui serpente dans une zone industrielle puis ensuite dans une zone de marécage.
Ensuite nous prenons la route qui est très fréquentée par les voitures et autres énormes camions…c’est parfois un peu chaud car la bande sur le bas côté est assez étroite cela dure pendant une vingtaine de km puis ensuite après Veneta. La circulation est un peu moins dense et la bande devient beaucoup plus large. On roule assez bien. Le paysage devient un peu plus montagneux, très vert, les sapins sont ici omniprésents. La pluie tombe un peu, la route devient un peu plus dur avec quelques côtes pour gravir les collines. Nous faisons une petite halte dans un chemin forestier au sommet d’un « col » dont le panneau nous indique 760 pieds (environ 200 m). Le soleil est faisant étinceler les sapins gorgés de gouttes d’eau.



Dans la descente la pluie nous rejoint, le vent mais aussi les camions qui à chaque passage nous envoie des douches bien désagréables. En haut d’une belle montée un tunnel amorce une descente assez raide, en actionnant un poussoir on allume un panneau signalant notre présence dans ce tunnel…pas mal comme système dont on aimerait bien avoir la même chose en France dans les Alpes par exemple…
Les km ou plutôt ici l les miles défilent petit à petit. Florence (non on n’est pas en Italie…) s’annonce. On fait un petit stop chez un vélociste qui regarde le vélo de Dominique dont le pédalier fait un bruit pas trop normal en fait c’est tout simplement une pédale qui est mal serrée…ceci dit le mécano a tout de suite installé le vélo sur le pied de réparation a pris du temps pour vérifier et ne nous a rien demander…est ce que l’on aurait eu la même attitude en France c’est pas trop sûr ? !  
À Florence on se dirige vers le camping où nous montons la tente sous une éclaircie et à côté des énormes campings cars ou autres 4X4 monstrueux….
Tout est géant dans ce pays !